Groupe De Witte à Reims : la maltraitance sociale doit cesser immédiatement
COMMUNIQUÉ
Rungis, le 18 septembre 2026

Depuis trois semaines, les salariés du Groupe De Witte de Reims sont engagés dans un conflit face à une direction qui refuse d’entendre leur détresse. Les faits sont établis, les autorités sont informées et la situation est désormais insupportable.
Des caméras embarquées enregistrant le son et l’image sont utilisées pour surveiller les ambulanciers jusque dans l’exercice de leurs missions. Pressions par SMS, surveillance permanente et menaces : ces méthodes sont indignes et doivent cesser immédiatement.
Dans le même temps, les autocaristes subissent des amplitudes de travail dépassant 17 heures, tandis que celles des ambulanciers excèdent 21 heures.
Faire travailler des salariés jusqu’à l’épuisement n’est pas une méthode de gestion : c’est de la maltraitance sociale. Ces pratiques mettent sciemment en danger la santé des salariés, mais également la sécurité des enfants et des usagers transportés, des patients ainsi que des autres usagers de la route. Faut-il attendre un accident grave ou un drame humain pour que quelqu’un décide enfin d’agir ?
L’Inspection du travail a été alertée, mais aucune réponse à la hauteur de la gravité de la situation n’a été apportée. La Direction générale du travail semble détourner le regard et le ministère du Travail reste sourd aux appels des salariés. Quant aux fédérations patronales, elles sont parfaitement informées. Cette indifférence institutionnelle est une faute. Cette passivité est inadmissible.
Face à cette situation, Jean-Marie HOMMET, secrétaire du SGT de Reims et Gaétan KOSIERB, délégué syndical central et membre du bureau du Syndicat des Transports de l’Aube, se tiennent fermement aux côtés des salariés en détresse. Ils les soutiennent, les accompagnent et continueront à porter leur parole partout où cela sera nécessaire. Les salariés ne seront ni abandonnés ni réduits au silence.
Nous exigeons immédiatement :
L’arrêt de toute utilisation des caméras et des enregistrements sonores à des fins de surveillance, de pression ou d’intimidation ;
La cessation immédiate des pressions, des menaces et de toute forme de représailles contre les salariés ;
Le respect strict des durées de travail, des temps de repos et des règles de sécurité ;
La fin des amplitudes dépassant 17 heures pour les autocaristes et 21 heures pour les ambulanciers ;
La protection de tous les salariés qui dénoncent ces pratiques ;
Un contrôle immédiat, complet et approfondi du Groupe De Witte de Reims ;
L’intervention effective de l’Inspection du travail, de la Direction générale du travail et du ministère du Travail ;
L’ouverture immédiate de négociations sérieuses avec les salariés et leurs représentants.
Les autocaristes et les ambulanciers ne sont ni des machines ni une main-d’œuvre corvéable et jetable. Ils assurent des missions essentielles auprès de nos enfants, des usagers ainsi que des personnes malades, fragiles ou dépendantes. Les pousser jusqu’à l’épuisement, c’est piétiner leurs droits, nier leur dignité et exposer délibérément les personnes transportées à des risques inacceptables.
Après trois semaines de conflit, le temps des discussions stériles, des promesses sans lendemain et du mépris est terminé. Plus grave encore, les salariés ne peuvent même pas bénéficier du suivi de la médecine du travail, les cotisations dues par l’employeur n’ayant pas été payées. Alors qu’ils sont soumis à des amplitudes extrêmes et que leur santé est directement menacée, ils se trouvent privés d’un dispositif essentiel de prévention et de protection. Empêcher, par le non-paiement des cotisations, l’accès des salariés à la médecine du travail constitue un manquement d’une extrême gravité. La direction doit régulariser immédiatement cette situation et garantir à chaque salarié l’accès effectif au service de prévention et de santé au travail.
Face à l’urgence de la situation, le SGT de Reims, le SGTE de l’Aube et l’Union Fédérale Route FGTE-CFDT prendront toutes les dispositions nécessaires pour imposer le respect des droits, de la dignité et de la sécurité des salariés. Si la direction du Groupe De Witte persiste à ignorer les revendications légitimes des salariés, aucune forme d’action ne sera exclue, y compris le blocage des activités si cela devient nécessaire.
La direction et les autorités compétentes sont désormais placées devant leurs responsabilités. Elles ne pourront pas prétendre qu’elles ne savaient pas. En cas d’accident ou de drame, leur silence et leur inaction devront être assumés.
À quand la fin de cet esclavagisme moderne au sein du Groupe De Witte de Reims ?
Les salariés exigent des actes immédiats. Le SGT de Reims, le SGTE de l’Aube et l’Union Fédérale Route FGTE-CFDT également.
Patrick BLAISE, Secrétaire Général de l'Union Fédérale Route
06 82 09 02 97
Olivier ETHEVE, Secrétaire Général Adjoint de l'Union Fédérale Route
06 73 59 09 89
Jean-Marie HOMMET, Secrétaire Général du Syndicat CFDT des Transports et Équipements de Reims
06 75 03 59 05
Jean-Louis SCHAMBER, Responsable TRS de l'Union Fédérale Route
06 78 23 64 38



Commentaires