Recherche
356 résultats trouvés avec une recherche vide
- CPF et permis de conduire
INFO RAPIDE | 2026 Rungis, le 6 mars 2026 Fin du permis via le CPF, une nouvelle attaque contre les droits des salariés ! La validation par le Conseil constitutionnel de la loi de finances pour 2026 entérine une mesure inacceptable : l’interdiction pour les salariés d’utiliser leur Compte Personnel de Formation (CPF) pour financer leur permis de conduire. Sous couvert d’économies budgétaires, le gouvernement ampute une nouvelle fois les droits des travailleurs. Analyse de cette régression sociale majeure 1. Un hold-up sur le salaire différé des travailleurs Le CPF n’est pas un « cadeau » de l’État : il est financé par les cotisations et représente une part du salaire différé des travailleurs. En restreignant son utilisation, le gouvernement empêche les salariés de disposer librement de leurs droits à la formation. C’est une confiscation inacceptable d’un outil d’émancipation professionnelle. 2. Une double peine : précarisation et fracture territoriale Le permis de conduire n’est pas un luxe, c’est le premier passeport pour l’emploi. Cette mesure va frapper de plein fouet les publics les plus fragiles : Les jeunes travailleurs et les précaires : Le coût du permis (souvent entre 1 500 et 2 000 euros) représente un obstacle financier infranchissable sans l’aide du CPF. Les ruraux et périurbains : En dehors des grandes métropoles pourvues en transports en commun, la voiture est indispensable pour aller travailler, faire les 3x8 ou accepter des missions d’intérim. Cette loi renforce l’inégalité territoriale et isole les travailleurs des zones moins denses. 3. La sécurité routière sacrifiée sur l’autel de l’austérité Comme le souligne l’association 40 millions d’automobilistes , transférer la charge financière intégralement sur les salariés est irresponsable. Face à l’impératif vital de se rendre au travail pour nourrir leur famille, de nombreux travailleurs risquent de basculer dans la clandestinité (conduire sans permis ni assurance). L’État crée lui-même les conditions d’une insécurité routière et juridique, plongeant les salariés dans des situations d’extrême vulnérabilité. 4. Une vision déconnectée des réalités du monde du travail Priver les Français de cet outil d’autonomie démontre une méconnaissance totale du quotidien des travailleurs. Comment exiger de la flexibilité et de la mobilité de la part des salariés tout en leur retirant le principal moyen de l’acquérir ? Patrick BLAISE, Secrétaire Général de l'Union Fédérale Route 06 82 09 02 97 Olivier ETHEVE, Secrétaire Général Adjoint de l'Union Fédérale Route 06 73 59 09 89 Thierry VALENTIN 06 03 22 88 68
- Fin de grève chez Portmann : un accord signé après dix jours de mobilisation
INFO RAPIDE | 2026 Rungis, le 5 mars 2026 À Brie-Comte-Robert, le climat social s’est apaisé au sein de l’entreprise Portmann, spécialisée dans la logistique, après sept jours d’un mouvement de grève particulièrement suivi. Débuté le 27 janvier 2026, le conflit social a officiellement pris fin le 5 février 2026 avec la signature d’un protocole de fin de grève marquant plusieurs avancées significatives pour les salariés. Une mobilisation massive et déterminée Le mouvement a rassemblé près de 90 % des effectifs, des ouvriers aux cadres, témoignant d’une mobilisation rare par son ampleur et son unité. Les revendications portaient principalement sur : Une revalorisation salariale de 6 % afin de compenser les effets de l’inflation ; La généralisation du 13 e mois à l’ensemble du personnel ; L’amélioration des conditions de travail ; Un renforcement du dialogue social au sein de l’entreprise. Face à une direction qui a mis du temps à ouvrir les négociations, la détermination des grévistes est restée intacte tout au long du conflit, maintenant une forte pression jusqu’à l’aboutissement des discussions. Des avancées concrètes obtenues Les négociations ont abouti à un accord signé le 5 février 2026. Le protocole de fin de grève prévoit plusieurs mesures importantes : L’attribution des congés de fractionnement à l’ensemble du personnel ; Une augmentation collective des salaires de 3 % à compter du 1 er mars 2026 ; La mise en place d’un 13 e mois dès l’année 2026 ; L’augmentation de la prime qualité des intérimaires, portée à 150 euros bruts mensuels ; L’ouverture de négociations sur l’aménagement et la gestion des jours de grève. Si l’augmentation salariale obtenue reste inférieure aux 6 % initialement demandés, l’accord marque néanmoins une avancée significative, notamment avec la généralisation du 13 e mois, revendication majeure du mouvement. Un rôle syndical salué Les équipes de la CFDT ont joué un rôle central dans la conduite des négociations. Les salariés ont notamment salué l’implication de Monsieur Eddy Nsikabaka, représentant CFDT, ainsi que le soutien du Syndicat du Centre Francilien, qui ont accompagné et structuré le mouvement tout au long du conflit. Après plusieurs jours de tension, cet accord met un terme à un épisode social intense et ouvre la voie à un dialogue renouvelé au sein de l’entreprise. Pour les salariés comme pour la direction, l’enjeu est désormais de transformer ces engagements en avancées durables. Patrick BLAISE, Secrétaire Général de l'Union Fédérale Route 06 82 09 02 97 Olivier ETHEVE, Secrétaire Général Adjoint de l'Union Fédérale Route 06 73 59 09 89 Jorge GONCALVES 07 71 05 44 41 Eddy NSIKABAKA 06 33 55 85 16 Thierry VALENTIN 06 03 22 88 68
- Ziegler France : un redressement judiciaire à hauts risques pour 1 370 salariés [Transport Info]
GAZETTE N°4 | 2026 Sans réelle surprise, la filiale française du groupe belge Ziegler Group a été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Lille le 28 février. Les salariés en avaient été informés la veille, lors d’un comité social et économique. Dès le 19 décembre 2025, un courrier adressé aux 1 370 collaborateurs répartis sur 58 sites évoquait l’ouverture d’un protocole de cession, dans un contexte de recherche active de solutions capitalistiques. À la demande d’Alain Ziegler, Président du groupe , deux mandataires ad hoc ont été désignés début février par le tribunal de commerce afin d’encadrer les discussions avec d’éventuels repreneurs ou partenaires financiers. Continuité d’exploitation sous surveillance L’objectif affiché par la direction est de garantir la continuité de l’exploitation tout en protégeant l’entreprise et ses créanciers, le temps d’élaborer un plan de redressement ou d’examiner différents scénarios de cession, partielle ou totale. Cette procédure doit offrir un cadre juridique stabilisé pour négocier, mais elle ouvre également une période d’incertitude pour les équipes et les partenaires commerciaux. Vers une restructuration en profondeur ? Concrètement, le remodelage annoncé pourrait se traduire par des fermetures de sites , une réorganisation des flux logistiques , voire une réduction significative du périmètre d’activité en France. En 2025, le groupe a enregistré dans l’Hexagone près de 6 millions d’euros de pertes pour un chiffre d’affaires de 445 millions d’euros, révélant une dégradation rapide des marges et une fragilisation de son modèle économique sur le marché français. Pour les 1 370 salariés, l’enjeu est désormais clair : la capacité du groupe à attirer un repreneur solide ou à rétablir durablement sa rentabilité déterminera l’ampleur des ajustements à venir. Source : https://www.transportinfo.fr/ziegler-france-redressement-judiciaire-a-hauts-risques-pour-1-370-salaries/?utm_source=dlvr.it&utm_medium=linkedin . Patrick BLAISE , Secrétaire Général de l'Union Fédérale Route 06 82 09 02 97 Olivier ETHEVE , Secrétaire Général Adjoint de l'Union Fédérale Route 06 73 59 09 89 Mustapha ZOUFIR 06 84 70 27 35 Thierry VALENTIN 06 03 22 88 68 Olivier ADANE 06 83 84 79 59
- Trois jours de négociations : des avancées concrètes ont été obtenues pour ID Logistics
INFO RAPIDE | 2026 Rungis, le 25 février 2026 Dans un contexte économique particulièrement tendu, marqué par les incertitudes et la pression sur le pouvoir d'achat, trois jours de réunions de négociations se sont tenus entre les partenaires sociaux et la direction. Des échanges soutenus, parfois complexes, mais menés avec détermination. Tout au long de ces discussions, la CFDT s'est montrée fidèle à son engagement : présente, force de proposition et mobilisée pour défendre les intérêts des salariés. Malgré les contraintes économiques, plusieurs avancées significatives ont pu être obtenues. Les mesures salariales Les négociations ont permis d'aboutir aux mesures suivantes : Augmentations générales +1.18 % pour les salariés ayant moins de 2 ans d'ancienneté +1.1 % pour les salariés ayant plus de 2 ans d'ancienneté +15 € brut/mois pour les salariés hors grille Mise en place d'un palier d'ancienneté à 20 ans , avec +15 € brut/mois Prime froid Création d'une "prime froid" de 1.80 € brut/jour Activité transport La prime qualité et sécurité passe à 170 € (soit +40 € ) Sécurisation de la prime de productivité Intéressement +200 € de supplément sur l'intéressement L'amélioration des avantages sociaux Les discussions ont également permis d'obtenir des avancées sur les éléments périphériques de rémunération : Panier repas : +0.15 €, soit 6.25 € Ticket restaurant : 10.42 € (prise en charge : 60 % employeur / 40 % salarié) Budget des œuvres sociales : augmentation de 0.1% Dotation exceptionnelle de 15 000 € par CSE région pour l'organisation des fêtes de fin d'année Possibilité de fractionnement des jours exceptionnels pour décès Un résultat obtenu dans un contexte difficile Ces avancées ne sont pas le fruit du hasard. Elles résultent d'un travail constant de négociation, d'argumentation et de propositions construites. Si toutes les revendications n'ont pas pu aboutir, les mesures obtenues constituent des améliorations concrètes pour les salariés, tant sur le plan salarial que sur les conditions sociales. Dans un contexte économique contraint, ces résultats démontrent qu'un dialogue social exigeant mais responsable permet d'aboutir à des compromis porteurs de progrès. La mobilisation et la présence active des représentants ont une nouvelle fois joué un rôle déterminant pour défendre les intérêts collectifs. Patrick BLAISE, Secrétaire Général de l'Union Fédérale Route 06 82 09 02 97 Olivier ETHEVE, Secrétaire Général Adjoint de l'Union Fédérale Route 06 73 59 09 89 Thierry VALENTIN 06 03 22 88 68 Stéphane ROCHETTE 06 15 24 90 51
- Congés de fin d'activité et départ en retraite
COMMUNIQUÉ Rungis, le 11 février 2026 La loi de financement de la Sécurité sociale a modifié le rythme de relèvement progressif de l'âge de départ à la retraite. Cette loi ne modifie en rien l'âge d'entrée en CFA, prévu par l'avenant signé par la CFDT, en juin 2023. Les personnes concernées sont celles et ceux nés entre 1964 et 1968. Si vous êtes né en 1964, vous partirez à 62 ans et 9 mois. Si vous êtes né entre le 01/01/65 et le 31/03/65, vous partirez à 62 ans et 9 mois. Si vous êtes né entre le 01/04/65 et le 31/12/65, vous partirez à 63 ans. Si vous êtes né en 1966, vous partirez à 63 ans et 3 mois. Si vous êtes né en 1967, vous partirez à 63 ans et 6 mois. Si vous êtes né en 1968, vous partirez à 63 ans et 9 mois. À partir de 1969, l'âge de départ à la retraite sera de 64 ans. Les personnes concernées et déjà en CFA recevront un courrier 6 mois avant, afin de préparer leur démarche auprès d'Info-retraite. Vos représentants CFDT restent à votre écoute en cas de problèmes individuels. Patrick BLAISE , Secrétaire Général de l'Union Fédérale Route 06 82 09 02 97 Olivier ETHEVE , Secrétaire Général Adjoint de l'Union Fédérale Route 06 73 59 09 89 Charles MORIT , Mandaté AGECFA 06 11 66 65 48 Jean-Marc VEAUX , Mandaté FONGECFA 06 74 28 25 11
- NAO 2026 : Le Transport Routier de Marchandises une nouvelle fois laissé pour compte !
COMMUNIQUÉ Rungis, le 10 février 2026 Les négociations annuelles obligatoires 2026 dans le Transport Routier de Marchandises se sont conclues sans aucune revalorisation salariale. Une décision qui laisse, une nouvelle fois, les salariés du secteur sans réponse face à la hausse continue du coût de la vie. Pour la CFDT, cette situation est tout simplement inacceptable. Depuis plusieurs années, les travailleurs du TRM subissent une érosion constante de leur pouvoir d'achat, dans un contexte d'inflation persistante, alors même que leurs rémunérations stagnent. Les salariés du transport routier exercent des métiers essentiels, exigeants et pénibles, impliquant de lourdes responsabilités et en ont assez d'être la variable d'ajustement économique d'un secteur qui repose sur leur engagement quotidien. La CFDT exige une véritable revalorisation salariale, à la hauteur du travail accompli et de l'investissement profond de l'ensemble des personnels du Transport Routier de Marchandises . Notre organisation restera pleinement mobilisée pour défendre le pouvoir d'achat, la reconnaissance et la dignité des salariés, qui méritent bien mieux que le statut imposé aujourd'hui. Patrick BLAISE , Secrétaire Général de l'Union Fédérale Route 06 82 09 02 97 Olivier ETHEVE , Secrétaire Général Adjoint de l'Union Fédérale Route 06 73 59 09 89
- Un projet de réorganisation pour FedEx sur son réseau français
GAZETTE N°2 | 2026 FedEx a annoncé, dans un communiqué paru le vendredi 23 janvier , son projet de réorganisation de son réseau en France, visant à moderniser et simplifier ses activités dans un contexte concurrentiel sur le marché du transport de colis. Selon les estimations de l'entreprise, le programme comprend : un investissement de 78 millions d'euros ; une réduction du nombre de sites opérationnels, passant de 103 à 86 ; jusqu'à 500 suppressions de postes ; près de 800 salariés susceptibles de voir leur lieu ou leurs horaires de travail modifiés. Cette transformation ne prévoit pas d'impacter le hub de l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle (CDG), d'après les informations publiées. FedEx précise que ce plan vise à consolider son réseau routier, renforcer ses capacités technologiques et réorienter son offre vers la livraison internationale. La mise en place de nouveaux outils, notamment des technologies avancées de scan et une plateforme numérique d'optimisation des tournées, prévue dans le cadre du projet, pourrait permettre la création d'environ 770 emplois à temps plein ou partiel. Face à cette déclaration et à la situation géopolitique, l'Union Fédérale Route FGTE-CFDT reste prudente et attentive aux décisions à venir concernant les salariés français du groupe américain, qui se retrouveront potentiellement sans emploi. Source : Liaisons Sociales. Patrick BLAISE , Secrétaire Général de l'Union Fédérale Route 06 82 09 02 97 Olivier ETHEVE , Secrétaire Général Adjoint de l'Union Fédérale Route 06 73 59 09 89
- Formations au Parc d'Olhain : 105 militants et 10 formateurs mobilisés pour préparer 2026 !
GAZETTE N°3 | 2026 Du 20 au 23 janvier 2026, les syndicats de Picardie, de la Sambre et du Grand Nord se sont retrouvés au Parc d’Olhain pour une session de formation intensive visant à préparer l’avenir des structures syndicales et le nouveau cycle électoral. Au total, 105 militants accompagnés de 10 formateurs de l’Institut Artis ont participé à cinq modules répartis sur quatre jours. Le programme comprenait : deux groupes de 25 militants consacrés à la préparation des élections ; deux groupes de 20 dédiés à la prévention des violences au travail (PVT) ; un groupe de 15 sur « Repère 2 », axé sur la préparation des futurs responsables. Dans une ambiance conviviale, cette première session de 2026 a été très appréciée par les stagiaires, qui ont salué la qualité des interventions et les échanges nourris avec le CRTE et les formateurs de l’Institut Artis . Les participants ont mis en avant l’utilité pratique des modules, tant pour renforcer les compétences individuelles que pour consolider le travail collectif en vue des échéances à venir. Les syndicats tiennent à remercier l'Union Fédérale Route FGTE-CFDT pour son soutien et sa participation, ainsi que l'ensemble des militants pour leur engagement. Merci à toutes et à tous pour avoir contribué à rendre ce moment agréable. Le rendez-vous est pris pour l'année prochaine, avec l'ambition de poursuivre la dynamique de formation et de préparation militante. Patrick BLAISE , Secrétaire Général de l'Union Fédérale Route 06 82 09 02 97 Olivier ETHEVE , Secrétaire Général Adjoint de l'Union Fédérale Route 06 73 59 09 89 Thierry VALENTIN , Équipe Animatrice 06 03 22 88 68
- Jung Logistique se renforce avec le rachat du Groupe Klein [les Routiers de l'Est]
GAZETTE N°1 | 2026 Jung Logistique poursuit sa stratégie de croissance ciblée en Alsace avec l’acquisition des Routiers de l’Est. Cette opération permet au transporteur et logisticien familial (détenu par la fratrie Jung) basé à Sélestat (67) de s’implanter plus au nord à Bischoffsheim, une implantation stratégique où il n’était jusqu’ici pas présent. “Dans cette zone de Molsheim, les acteurs restent très attachés au tissu local. Si vous n’êtes pas implanté sur place, vous ne travaillez pas avec eux”, souligne Michel Walter, président du directoire de Jung Logistique , “l’intérêt c’est de grandir en récupérant de nouveaux clients”. Le rachat porte sur une entreprise de 50 salariés réalisant 11 millions d’euros de chiffre d’affaires. Klein s’appuie sur trois sites d’exploitation concentrés dans un rayon de dix kilomètres, représentant une capacité de stockage de 27 000 m². Au-delà de l’extension géographique, l’opération permet à Jung Logistique d’enrichir son offre avec l’intégration de Klein Véhicules Industriels. “Nous disposons déjà de notre propre garage pour la maintenance interne, mais la réparation externe était une activité que nous n’avions pas”, précise le dirigeant. Avant cette acquisition, le groupe Jung Logistique employait 600 salariés et disposait de 400 000 m² de surfaces logistiques pour générer un CA de 100 millions d’euros grâce à une flotte de 220 véhicules. Patrick BLAISE , Secrétaire Général de l'Union Fédérale Route 06 82 09 02 97 Olivier ETHEVE , Secrétaire Général Adjoint de l'Union Fédérale Route 06 73 59 09 89
- Intempéries et interdiction de circuler
INFO RAPIDE | 2026 Rungis, le 13 janvier 2026 Intempéries (neige, pluie...) : comment gérer les heures non travaillées ? Neige, vent fort, pluies/inondations : les conditions de circulation se trouvent régulièrement perturbées par les conditions météorologiques rendant parfois impraticable, le trajet des salariés pour se rendre au travail. Il faut rappeler que l’employeur est tenu de protéger la santé de ses salariés face aux variations climatiques (L.4121-1 du Code du travail). Parlons d'abord du cas général. Oui, un salarié a le droit de ne pas se rendre au travail à cause de fortes chutes de neige. "Le salarié peut être dans l'impossibilité de se rendre au travail ou d'arriver à l'heure en raison d'intempéries (tempête, fortes chutes de neige...).” Article L.5424-8 Sont considérées comme intempéries, les conditions atmosphériques et les inondations lorsqu'elles rendent dangereux ou impossible l'accomplissement du travail eu égard soit à la santé ou à la sécurité des salariés, soit à la nature ou à la technique du travail à accomplir. Comment reconnaître un cas de force majeure ? Pour pouvoir invoquer la force majeure, le salarié doit bien sûr faire preuve de bonne foi : quelques flocons de neige tombés dans la nuit ne l’autorisent pas à rester chez lui ! Le réseau routier doit être réellement impraticable, le service des transports en commun interrompu, etc. D’autres paramètres permettront d’évaluer les situations au cas par cas (lieu de résidence, distance domicile-travail, mode de garde pour le jeune parent salarié qui pourrait se retrouver dans l’incapacité de faire garder son enfant, etc.). Quelle que soit la situation, il convient de prévenir l’employeur le plus tôt possible. Les droits des salariés L’employeur peut-il sanctionner un salarié en retard à cause des intempéries ? Le principe est que dès lors qu'il s'agit d'un fait isolé, comme l'absence ou le retard du salarié du à des intempéries (neige et verglas, inondations, tempête, etc.), cela ne peut pas être sanctionné. En effet, les intempéries sont des événements relevant de la force majeure, de sorte qu'elles présentent un caractère imprévisible. Peut-on utiliser le droit de retrait en cas d’intempéries ? Pour les salariés du privé la jurisprudence a validé l’utilisation du droit de retrait prévu par l’article L.4131-1 du Code du travail pour ne pas se rendre à son travail en cas d’intempéries à condition que la situation de force majeure soit prouvée ( " l’enneigement de la chaussée doit être suffisant pour caractériser un état de force majeure empêchant tout déplacement ” ). L’article 10-bis de la Convention Collective Nationale des Transports apporte des précisions sur "les arrêts de travail consécutifs à des intempéries" : Les arrêts de travail consécutifs à des intempéries dûment constatés par les services des directions départementales de l'équipement donnent lieu à une indemnisation dans les conditions suivantes : a) Le salarié contraint, au cours d'un voyage, de rester sur place avec son véhicule bénéficie du maintien de sa rémunération habituelle fixée par le protocole joint à la présente convention ; b) L'employeur contraint de ne pas faire rouler ses véhicules doit, pour chaque journée d'arrêt de travail, verser au salarié : qui n'aurait pas été affecté, pour la durée des intempéries, à un emploi temporaire dans les conditions fixées à l'article 4-1° de la présente convention ; ou qui n'aurait pas de droits acquis à faire valoir en matière de repos compensateur, une indemnité correspondant à la rémunération de 8 heures de travail effectif. Dans le cas où la durée de la journée de travail qu'aurait dû effectuer l'intéressé est inférieure à 8 heures, l'indemnité visée ci-dessus est calculée en fonction de cette durée. Les heures ainsi indemnisées ne sont pas décomptées comme temps de travail effectif ; c) Les entreprises admises au bénéfice du chômage partiel doivent assurer à leurs salariés une indemnisation globale équivalente à celle définie au paragraphe b du présent article. Pour éviter une retenue, l’employeur peut proposer une des solutions suivantes : Faire effectuer les heures d’absence à un autre moment de la semaine ; Permettre au salarié de prendre des congés payés ; Permettre au salarié, s’il en a, de prendre des jours de réduction du temps de travail (RTT) ; Permettre au salarié de prendre des repos compensateurs liés à des heures supplémentaires ; Recourir au télétravail. Il peut également : Faire récupérer des heures perdues dans les 12 mois suivants, après information de l’inspection du travail ; Faire une demande d’activité partielle. Patrick BLAISE, Secrétaire Général de l'Union Fédérale Route 06 82 09 02 97 Olivier ETHEVE, Secrétaire Général Adjoint de l'Union Fédérale Route 06 73 59 09 89







![Jung Logistique se renforce avec le rachat du Groupe Klein [les Routiers de l'Est]](https://static.wixstatic.com/media/c294e6_eb9289c0f6854e6ca6966884cc843421~mv2.jpg/v1/fit/w_176,h_124,q_80,usm_0.66_1.00_0.01,blur_3,enc_auto/c294e6_eb9289c0f6854e6ca6966884cc843421~mv2.jpg)
