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- Conférence téléphonique transport de fonds et valeurs
GAZETTE N°4 | 2020 L'état d'urgence a été décrété la semaine passée à la suite du Covid-19. Les modalités de confinement suscitent l'incompréhension de certains salariés contraints de continuer à aller travailler. Le flou qui en résulte donne lieu à de nombreuses interrogations sur les modes opératoires et la sécurité individuelle ou collective des salariés. Par ailleurs, les règles de distanciation sont officiellement applicables sur certains secteurs notamment celui du Transport de Fonds. Le Ministère des Transports prend des mesures spécifiques pour protéger les salariés au travail pour qu'ils assurent leurs missions d'utilité publique et qu'ils ne deviennent pas à leur tour des vecteurs de contagion. Les entreprises de Transport de Fonds se retrouvent avec des charges directives lourdes entre : Assurer la continuité des services opérationnels. Assurer une communication d'urgence transverse (partenaires, clients, actionnaires...). Assurer une gestion spécifique des ressources humaines. Imaginer et préparer une reprise démultipliée des activités. Il apparaît aux professionnels que les activités liées au Transport de Fonds peuvent être momentanément calibrées à la baisse des volumes mais difficilement stoppées nettes. La contrainte de ne plus pouvoir repartir dans des délais d'urgence pourrait pénaliser la circulation du cash au niveau du territoire avec les conséquences que l'on peut imaginer pour les populations les plus fragiles et sans doute, tout particulièrement, pour le monde rural. Dans ce cadre anxiogène de dangerosité, la qualité d'un dialogue social de qualité est plus que nécessaire pour faire bloc autour de ces problématiques. Nous avons identifié 7 propositions liées à la situation engendrée par le Covid-19 pour alimenter les débats paritaires : Suppression des charges salariales pour les personnels du secteur travaillant en cette période de crise, afin de reconnaître leur engagement, sans faire peser la charge sur les entreprises, qui auront déjà à faire face à de très importantes difficultés économiques. Demande de report des formations identitaires et conventionnelles de la profession à la fin de cette situation sanitaire dégradée. Demande à ce que le CNAPS prolonge systématiquement de 6 mois tous les titres (ports d'armes, cartes professionnelles, validité des MAC,...). Demande de partage des organisations patronales des bonnes pratiques de sécurité liées au Covid-19 (exemple : fermeture de la porte frontale entre le conducteur, le messager et le garde) avec une directive pédagogique unique, validée par le Ministère du Travail vers les différents personnels. Propositions d'accorder des services spécifiques de transport sécurisé autre que le fiduciaire au Transport de Fonds, par l'allégement temporaire de certaines obligations réglementaires. Comment assurer la continuité de service sur l'alimentation en cash du territoire national, éviter la pénurie et comment préparer la reprise avec des services dédiés ? Le Transport de Fonds assure une fonction régalienne d'alimentation du cash auprès de l'ensemble de nos concitoyens, une fiscalité de crise peut-elle s'appliquer et des aides financières spécifiques sont-elles prévues ? Patrick BLAISE, Secrétaire Général de l'Union Fédérale Route 06 82 09 02 97 Charles MORIT, Secrétaire Général Adjoint de l'Union Fédérale Route 06 11 66 65 48
- Quoi qu'il en coûte !
COMMUNIQUÉ DE PRESSE Paris, le 27 mars 2020 Tels sont les mots prononcés par le Président de la République lors de sa première intervention. L'Union Fédérale Route se préoccupe des conditions de rémunération des conducteurs du Transport Interurbain de Voyageurs quasiment à l'arrêt depuis la fermeture des écoles et la restriction des lignes régulières. Les salariés CPS (Conducteurs en Période Scolaire) sont en majorité des ouvriers à temps partiel qui, avec un salaire moyen de 800€ mensuel, sont extrêmement inquiets, à juste titre, sur leur rémunération au chômage partiel. Il est clair que ce dispositif ne fera qu'accentuer la précarité de ces salariés. C'est pourquoi, l'Union Fédérale Route demande expressément aux autorités organisatrices de rémunérer les entreprises sur les marchés concernés de façon à régler l'intégralité des salaires aux conducteurs. D'ores et déjà, des régions ont répondu favorablement à cette demande de la FNTV (Fédération Nationale des Transports de Voyageurs) comme le Centre-Val de Loire, la Normandie, l'Occitanie et les Pays de la Loire. Nous ne doutons pas que d'autres régions vont prendre le pas sur cet élan de solidarité. Toutefois, ce n'est malheureusement pas le cas de tous, comme la région Auvergne-RhôneAlpes qui semble très réticente à cette initiative. Nous ne doutons pas que la raison l'emportera. La situation de ce secteur, déjà très tendu faute du manque de personnel, comptabilise depuis plusieurs années l'augmentation de services non pourvus à chaque rentrée scolaire. Sans ce maintien de salaire, ce phénomène risquerait de s'accentuer dans un avenir proche. Espérons que les engagements du Président, entendus par tous les citoyens, seront tenus à tous les niveaux de la République et par tous les responsables politiques. Patrick BLAISE, Secrétaire Général de l'Union Fédérale Route 06 82 09 02 97 Charles MORIT, Secrétaire Général Adjoint de l'Union Fédérale Route 06 11 66 65 48
- Toujours aussi peu d'avancées dans la protection des salariés et leurs conditions de travail
COMMUNIQUÉ DE PRESSE Paris, le 31 mars 2020 À la suite de la conférence qui a eu lieu le 30 mars sur le sujet des conditions de travail des salariés du transport, les organisations syndicales réitèrent leurs demandes, notamment : Réquisitionner les stations d'autoroutes avec ouverture impérative des sanitaires et points de restauration. Mettre à disposition des professionnels de la route des équipements de protection individuelle. Pour les salariés du secteur Sanitaire, fournir les mêmes équipements que les personnels soignants car ils sont mandatés par le SAMU afin de transporter les malades du Covid-19. Faire respecter les règles de distanciation dans les bases logistiques et dans les sas d'accueil des conducteurs, fournir également des moyens de protection individuelle. Favoriser le travail en équipe (2/8 ou 3/8) afin de favoriser la distanciation dans les bases logistiques car la promiscuité est un facteur aggravant dans ce secteur d'activité. Stopper immédiatement tous transports et activités logistiques non essentielles pour au moins quinze jours. Les OS en appellent à la responsabilité des entreprises mais aussi du Gouvernement afin de protéger ces salariés. Ils ont conscience de l'enjeu et du rôle qu'ils ont de transporter nos concitoyens malades et d'assurer la Logistique et le Transport des Marchandises essentielles, mais ils veulent faire leur travail dans des conditions dignes et sans danger pour leur santé. Les OS sont en lien quotidiennement avec le Ministère des Transports et souhaitent des avancées rapides sur ce sujet. D'ores et déjà, sans amélioration notable sur les aires de repos, le Ministère s'engage à procéder à des réquisitions de locaux et de personnels. Par ailleurs, il mettra en place des contrôles sur les lieux de chargement/déchargement et les sites logistiques où les consignes de distanciation ne seraient pas respectées. Un guide de bonnes pratiques devrait être établi dans les prochains jours, les OS espèrent que leurs revendications y seront inscrites. Nous entrons dans une semaine décisive ! Nous espérons avoir été entendu et écouté. Patrick BLAISE, Secrétaire Général de l'Union Fédérale Route 06 82 09 02 97 Patrice CLOS, Secrétaire Général de FO Transports 06 07 56 96 53 Thierry DOUINE, Président de CFTC Transports 06 03 09 00 50
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INFO RAPIDE
- Ile-de-France Mobilités n'est responsable de rien
COMMUNIQUÉ DE PRESSE Paris, le 7 avril 2020 Rien ne va plus dans le secteur des transports de personnes en Ile-de-France où les cas de salariés dépistés positifs se multiplient avec les premiers décès. Bien sûr, il en va de même dans le Transport de Marchandises, dans les centres logistiques et le Transport Sanitaire. Alors que l'on se rend compte seulement aujourd'hui de l'inéluctabilité des transports routiers, bien peu est fait pour la sécurité de leurs salariés quand ils ne sont pas pris pour des pestiférés. Conséquences, des salariés, la peur au ventre, commencent à se mettre en droit de retrait pour faire valoir leurs droits malgré la pression des employeurs. Que font les politiques, mis à part les grands discours ? N'a-t-on pas vu se pavaner dans tous les grands médias nationaux la Présidente de la région Ile-de-France se félicitant de la réception de millions de masques de protection ? À qui sont-ils destinés ? En tous cas, pas pour les salariés qui contribuent chaque jour à la continuité de la vie des millions de citoyens de sa région confinés (normalement...) à leur domicile. Par ailleurs, il a été demandé à Ile-de-France Mobilités de reporter l'ensemble des appels d'offres du réseau OPTILE. Que nenni, seulement un report de quelques jours pour le dépôt des dossiers. N'y a-t-il pas plus urgent ? Heureusement, ce n'est pas le cas de toutes les régions. En effet, elles ont très majoritairement reporté les appels d'offres jusqu'à un an. Par ailleurs, certaines se sont engagées à rémunérer les entreprises sur les marchés scolaires de façon à régler l'intégralité des salaires des conducteurs, souvent sous contrat à temps partiel et pour lesquels ils rencontreraient eux aussi de grosses difficultés financières. Silence radio sur le sujet de la part de la région Ile-de-France, tout comme son homologue de la région Auvergne-Rhône-Alpes ; ce ne sont pourtant pas les moins fortunées. Ile-de-France Mobilités est l'autorité organisatrice, mais considère ne pas devoir intervenir dans les relations entre les salariés et les entreprises de transport. Elle n'est responsable de rien. Patrick BLAISE, Secrétaire Général de l'Union Fédérale Route 06 82 09 02 97 Charles MORIT, Secrétaire Général Adjoint de l'Union Fédérale Route 06 11 66 65 48
- Guide des bonnes pratiques
INFO RAPIDE Ce guide a été conçu par les organisations patronales et syndicales et a pour but d'aider les salariés et les entreprises de ces secteurs à adopter les bonnes pratiques face à la pandémie du Covid-19. Les organisations syndicales y ont contribué pleinement afin que le droit des salariés y soit appliqué, notamment sur la question des chargements et déchargements dans les bases logistiques, exemple ci-dessous page 13 du guide : "Dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire, si les mesures de distanciation sociale et de gestes barrières ne peuvent être correctement respectées par l’entreprise d’accueil lors des opérations de chargement et de déchargement, et que le conducteur considère que ces conditions ne sont pas réunies pour sa santé et sa sécurité, il doit alors réintégrer sa cabine et en prévenir sans délai son employeur. Aucune sanction ne pourra lui être infligée du fait de cette décision." L'Union Fédérale Route FGTE-CFDT veillera à la bonne application de celui-ci. Ci-dessous, l'accès au guide :
- Sur le front, mais sans prime !
COMMUNIQUÉ DE PRESSE Paris, le 16 avril 2020 Le Gouvernement vient d'annoncer l'octroi à juste titre d'une prime de 1500 euros aux personnels soignants et de 1000 euros aux fonctionnaires. Nous nous félicitons de cette décision qui marque une reconnaissance envers ces salariés qui sont sur le front au quotidien face à cette pandémie. Mais qu'en est-il des salariés de la convention collective nationale des transports routiers ? Tous ces citoyens qui sont en première ligne chaque jour afin d'assurer les Transports de Marchandises et les activités logistiques essentielles à la vie du pays, les salariés qui assurent les transports de personnes dont les personnels soignants qui doivent se rendre au travail, les ambulanciers des entreprises privées qui transportent les malades du Covid-19 et les salariés du Transport de Fonds et Valeurs qui assurent la continuité de l'activité financière. L'Union Fédérale Route demande au Gouvernement d'aider les entreprises qui n'ont pas la possibilité d'octroyer cette prime pour la plupart, afin que ces salariés soient eux aussi récompensés. Tous ces acteurs méritent la reconnaissance ! Patrick BLAISE, Secrétaire Général de l'Union Fédérale Route 06 82 09 02 97 Charles MORIT, Secrétaire Général Adjoint de l'Union Fédérale Route 06 11 66 65 48
- Obtention de masques FFP2 pour les ambulanciers
COMMUNIQUÉ DE PRESSE Paris, le 20 avril 2020 Le Syndicat Général CFDT Transports Sud-Est intervient auprès de la mairie d'Antibes dans les Alpes Maritimes pour des dotations d'équipements de protection (masques chirurgicaux et masques FFP2, gels hydroalcoolique, gants) pour les ambulanciers ! Sans réponse de l'ARS, le Syndicat Général CFDT Transports Sud-Est est intervenu auprès du maire d'Antibes pour expliquer la situation inacceptable dans laquelle les ambulanciers travaillent depuis le début de la crise sanitaire Covid-19. Entre les discours du Gouvernement et la réalité du terrain, il y a un monde qui les séparent. Protéger la santé et la sécurité des salariés en première ligne face au Covid-19, appartient au Gouvernement. Pour palier à la carence de l'État, le Syndicat Général CFDT Transports Sud-Est, fait appel à la solidarité des mairies et notamment à la ville d'Antibes qui répond présente. Grâce à notre intervention, ce matin lundi 20 avril les ambulanciers d'Antibes ont été fournis en équipements de protection et surtout en masques FFP2. Il faut que le Gouvernement prenne ses responsabilités et donne les mêmes moyens de protection aux salariés des Transports Sanitaires qui font partis du parcours soignant des malades infectés par le Covid-19. Flore MOLLET, Secrétaire Général du Syndicat des Transports Sud-Est f.mollet@fgte.cfdt.fr
- Les héros de chez FedEx !
COMMUNIQUÉ DE PRESSE Paris, le 21 avril 2020 Dès le début de l'épidémie, les salariés sont en première ligne afin d'assurer les transports et les activités logistiques essentiels à la vie du pays, mais également les livraisons de produits non essentiels pour le compte d'Amazon ou Cdiscount. Ces salariés qui prennent le risque d'être contaminés tous les jours, que ce soit lors des livraisons ou sur les sites, ces derniers viennent travailler avec la boule au ventre. Pendant que d'autres entreprises de transports s'efforçaient de fournir des moyens de protection à leurs salariés, FedEx préférait améliorer son image de marque avec la mise en place d'un tee-shirt où il est inscrit "HERO". Mais rien de concret en termes de moyens de protection. Telle est la notion de respect de la vie humaine pour FedEx ? La CFDT a revendiqué la mise en place d'une prime de 1000€ pour ceux qui continuent à se rendre au travail malgré la pandémie, celle-ci leur a été refusée. Telle est la vision que FedEx a du dialogue social ? Ou bien sa seule devise est la rentabilité ? Sachant qu'elle profite de réductions de charges sociales et fiscales par le Gouvernement français. L'Union Fédérale Route interpelle les Ministères du Travail, de l'Économie et des Transports ainsi que les députés, afin de faire connaître le vrai visage de ces multinationales qui profitent uniquement du système. La CFDT prépare d'ores et déjà une journée d'action dans les prochaines semaines afin que les salariés puissent exprimer leur mécontentement face à une entreprise où le dialogue social peine à s'installer en ces temps de crise. Le profit au détriment de la vie humaine ! Patrick BLAISE, Secrétaire Général de l'Union Fédérale Route 06 82 09 02 97 Charles MORIT, Secrétaire Général Adjoint de l'Union Fédérale Route 06 11 66 65 48
- Logistique, ces salariés oubliés !
COMMUNIQUÉ DE PRESSE Paris, le 21 avril 2020 La Logistique, maillon indispensable de l'économie de notre pays, emploie près de 2 millions de salariés et représente plus de 10% du PIB. Pourtant, la profession souffre d'un manque cruel de considération et demeure peu attractive. Dans cette période de crise sanitaire et de confinement, les salariés n'ont d'autres choix que de réceptionner, préparer et expédier les produits et denrées alimentaires afin que nos concitoyens puissent se ravitailler. Est-il nécessaire de rappeler que sans les travailleurs des entrepôts logistiques, l'approvisionnement de la grande distribution et des différents commerces seraient impossibles ? Mais à quel prix ?! Les consignes de sécurité et les mesures prônées par le Gouvernement pour assurer la protection des salariés et la continuité de l'activité dans de bonnes conditions ne sont pas toujours respectées, à savoir, absence de masques ou de gants, impossibilité de respecter les distances de sécurité dans les entrepôts, sans parler de l'absence totale de désinfection des postes de travail. Pour seules mesures, des prises de température en début de poste et du gel hydroalcoolique. Certains employeurs peu scrupuleux et assoiffés de profits continuent malgré nos alertes, à faire tourner des sites logistiques qui ne traitent pas de produits de première nécessité et font courir des risques incalculables à leurs salariés. Manutention, travail en horaires décalés, emplois précaires sont le quotidien de ces femmes et ces hommes qui, en fin de mois, doivent se contenter d'une rémunération avoisinant le SMIC ! L'Union Fédérale Route FGTE-CFDT demande aux employeurs et aux pouvoirs publics de prendre en compte sans attendre, les besoins en termes de sécurité, de rémunérations et de pénibilité au travail dans l'ensemble de la profession. Patrick BLAISE, Secrétaire Général de l'Union Fédérale Route 06 82 09 02 97 Charles MORIT, Secrétaire Général Adjoint de l'Union Fédérale Route 06 11 66 65 48


